Prologue: Les paradoxes de la séduction dans Love's Labour's Lost

Christian Gutleben

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« We are wise girls to mock our lovers » so ironise la Princesse de France (5.2.59) dans un pentamètre iambique tout à fait classique et tout à fait approprié à l'expression d'une sorte d'aphorisme qui, en associant « wise » et « mock », rend compte del'esprit particlulier de Love's Labour's Lost où la sagesse est assimilée à la raillerie. Et, bien entendu, si les amants sont brocardés par leur dulcinée, c'est que leur séduction a échoué. Or, l'entreprise de séduction constitue le coeur de la pièce et si cette entreprise échoue, elle soulève d'emblée un paradoxe qui s'apparente à une interrogation problématique : comment une comédie de divertissement, une célèbre « festive comedy » selon C. L. Barber, peutelle réudier sa séduction ? L'art de la séduction peut-il paradoxalement se nourrir d'une critique de la séduction ? Ou alors l'art de la séduction n'est-il pas le propose, ou du moins de propos principal, de la pièce ?
Published : 2015
Document Type : Journal articles
Affiliation : Université Nice Sophia Antipolis [UNS] : EA3159

Citation

Christian Gutleben, « Prologue: Les paradoxes de la séduction dans Love's Labour's Lost », Cycnos, 2015. URL : https://hal.science/hal-03126896