Anaphore et qualification : quelques valeurs de so

Eric Gilbert

Résumé :
Dans l’article qui suit, nous allons nous intéresser au fonctionnement du marqueur so. Nous n’en ferons bien entendu pas une étude exhaustive, mais nous essaierons tout de même de ramener ses valeurs les plus courantes à une opération unique et fondamentale. So présente en effet une diversité de fonctionnement qui lui a valu d’être classé par les approches traditionnelles dans plusieurs catégories syntaxiques différentes, notamment celles des adverbes, des proformes et des conjonctions, ces étiquettes n’étant pas forcément mutuellement exclusives. Cette classification, loin de clarifier les choses, aboutit à une parcellisation qui ne fait que masquer l’unité de fonctionnement de so.
The aim of this paper is to show that it is possible to go beyond the partition resulting from syntactic categorisation and to analyse so, whether it be labelled a “conjunct”;, a “conjunction”;, an “intensifier”;, a “process adverb”; or a “pro-form”;, as the marker of a single, unique operation. This is achieved by associating the concept of anaphora with that of qualitative delimitation - such as defined within the theoretical framework developed by Antoine Culioli - which, incidentally, makes it possible to account for the differential value that  appears to be the common denominator of all the different uses of so.
Date de publication : 2004-07-15

Citer ce document

Eric Gilbert, « Anaphore et qualification : quelques valeurs de so », Cycnos, 2004-07-15. URL : http://epi-revel.univ-cotedazur.fr/publication/item/720