Revue (In)Disciplines | N°3 - 2019 - Représenter les frontières et les flux

octobre 2019

À partir de la proposition d’explorer les représentations des frontières et des flux, en soulignant leurs jeux de tension, leurs points de ruptures, leurs résonances, en analysant leurs potentialités visuelles et narratives, textuelles et iconiques, symboliques et matérielles de construction d’identité et de sens, les auteurs ayant participé à ce numéro se déplacent vers les dimensions d’invisibilité, de virtualisation et d’impermanence.
Figure paratopique d’un écrivain à identifier entre les lignes, frontières virtuelles qui deviendraient socialement plus acceptables, frontières spatiales et temporelles qu’un discours géométrique trace dans une conscience dénaturée…
Anne-Claudine Morel se demande comment l’écrivain équatorien Javier Vásconez peut écrire dans "le pays de la ligne invisible", et explore le paradoxe de cet écrivain qui énonce et dénonce l’invisibilité de son pays et qui multiplie les déplacements à l’étranger pour combattre l’ostracisme dont il dit souffrir.
Nathalie Grandjean et Alain Loute évaluent "l’invisibilisation" des nouveaux systèmes de surveillance, dont la virtualisation s’avère une nouvelle forme d’organisation politique de l’espace, de la temporalité et des corps.
Gérard Olivier dépasse les limites qu’une ontologie du réel impose à la conscience et son illusoire affirmation de l’altérité, pour rechercher l’origine de la conscience du côté des frottements et des caresses entre le corps et le monde…